Nos châteaux en Écosse - Grégory Valton

12.09.2017

Première année de résidence / 2017

 

Philippe Artières dans Vie et mort de Paul Gény écrit : « Toutes les histoires naissent d’une découverte ». Cette histoire débute donc avec une K7 Vidéo, qui refait surface en juin 2016. Mon père m’explique qu’avec ses frères et sœurs, ils ont offert à mon grand-père un voyage en Écosse pour ses soixante-dix ans. C’est la première fois qu’il voyage dans ce pays « béni des dieux pour sa beauté sauvage », selon ses dires. En fait, il connaît très bien l’Écosse car, durant trente ans, il a dessiné notre arbre généalogique qui prend ses racines au sein de la famille royale écossaise. C’est donc la tête chargée de ce fantasme que mon grand-père se confronte à ces paysages, ces lieux, ces gens. Cette K7 rend compte de ce voyage traversant des paysages séculaires à la recherche de ces illustres ancêtres.

 

Depuis tout petit, j’entends parler de cette histoire d’origine écossaise et royale. Sans attaches concrètes dans ce pays, j’ai grandi avec cet imaginaire, tout comme mon père, mes oncles, mes tantes, mes cousins, mes cousines. Je ne sais pas si ces racines sont réelles ou purement fictives. C’est donc avec pour pièce centrale la K7, objet mythique et désuet, que je souhaite explorer et construire ma généalogie et ce projet aux multiples ramifications. Nos châteaux en Écosse prolonge une œuvre au long cours commencée sur la mémoire familiale, où les objets, les archives, les documents, me servent à interroger des faits avec lesquels nous grandissons, et nous vivons. Ci-dessous, une partie de l'arbre généalogique qu'a fait mon grand-père et qui prouve que nous sommes des cousins de la Reine Elisabeth... J'ai l'impression qu'il y a quelque chose à creuser.

 

Je récupère donc la K7, que je fais numériser, ainsi que tous les documents relatifs à notre ascendance : arbre généalogique dessiné par mon grand-père, archives, parchemin, documents, blason, lettres tapuscrit,... et m'installe à Lolab équipé d'un ordinateur, d'un enregistreur numérique, d'un caméscope, d'un appareil photo.

J'ai beaucoup de matière et d'en un premier temps, je déballe tout et me mets à classer les documents par paquet, intérêt,... Ensuite, je m'enregistre lisant : 1/ le compte-rendu du voyage en Écosse fait par mon grand-père qui avait, deux jours après son retour (12 septembre 1994) tout retranscrit par écrit (9 pages tapées à la machine). 2/ le compte-rendu de ses recherches généalogiques (prouvant la descendance écossaise et royale), soit 6 pages écrites à la machine et datant du 18 décembre 1982. Mon prochain temps de résidence à Lolab consistera, entre autre, à monter ces deux lectures.

 

Puis je m'installe pour regarder la fameuse K7, enfin !! J'attends cela depuis septembre, préférant avoir un temps et un lieu dédié à ce moment précis. Je braque le caméscope et filme la cours d'école située en bas de Lolab, le temps du film et je me filme en direct avec l'ordinateur (Quicktime) en train de regarder la vidéo. 

C'est un ami de mon grand-père qui filme le voyage. Elle dure un peu plus d'une heure. Je vois mon grand-père quatre fois et, celui-ci étant décédé, je suis un peu ému de le voir "face caméra", au travers toutes ces couches de pellicule puis de numérique. Le film se déroule de manière chronologique, les plans sont plutôt sentis et descriptifs. Je peux distinguer 3 typologies de son : ambiance, musique classique et voie-off. Le film a donc été monté et le son complètement travaillé en post-production. Un vrai travail d'amateur averti.

Pour ma prochaine venue à Lolab, je pense remonter la vidéo sous différentes formes : clip vidéo, images de nature, 3 montages calés sur le son,... Ci-dessous, les 10 "apparitions" de mon grand-père.

 

Ayant déjà utilisé Google Street View dans des précédents travaux, je me suis dit que ce serait un bon moyen pour commencer à m'approprier de cette K7. J'ai donc repris chaque plan de la K7 et j'ai retrouvé chaque lieu filmé dans Google Street View. J'avais, grâce au compte-rendu de voyage de mon grand-père, le trajet qu'ils avaient effectué et, comme c'est un voyage touristique, j'ai cherché sur Google "les points de vues pour faire des photos réussies". Et le moyen de m'approprier ce film était d'en connaitre par cœur chaque plan: scruter très attentivement l'image, en attraper un détail, un nom de rue, un panorama, voir mon grand-père comme si je le filmais, retourner sur ses traces.... Ce travail m'a pris trois jours et demi et j'ai réuni 192 captures d'écran qui retracent l'ensemble du voyage (à part trois-quatre plans trop difficiles à identifier). La K7 vidéo a un rendu très pauvre et l'image n'est pas nette, les couleurs passées et, en utilisant Google Street View, je voulais retrouver cet aspect d'"image pauvre" : l'image panoramique est très nette mais lorsque l'on zoome dedans, l'image se détériore. Je ne sais pas encore quoi faire de ces 192 images. J'y réfléchis...

 

Le dernier jour et demi, je me suis attaqué aux documents, plus particulièrement à l'arbre généalogique. Cela m'a toujours semblé étrange que l'on me dise que l'on descendait des rois d'Écosse alors que nous n'avions aucune attache là-bas, nous n'y avons jamais foutu les pieds, pas même en vacances, et n'avions surtout aucun château, même pas un tout petit. Dans la famille, cela ne choquait personne. Je pense que le projet repose là-dessus, sur la véracité de cette histoire, à ce que l'on transmet à ses enfants,... Je voulais voir si ces archives ne mentaient pas ! J'ai donc cherché longtemps sur internet. Et j'ai trouvé, pas plus tard que mercredi 22 mars, où était la "faille" : nous descendions d'une branche de bâtard, c'est à dire que le porteur du sang bleu été marié (donc sa lignée est noble) mais a eu une aventure avec une dame qui a donnée notre lignée. Cette dame connue sous le nom de "Unknow" a eu trois fils (aussi appelé "bâtards") dont un des enfants est notre ancêtre (mariage entre une Écossaise et un Français). Je vais donc redessiner l'arbre généalogique, comme celui qu'a fait mon grand-père, mais en réparant cette erreur et écrire l'histoire telle qu'elle doit l'être.

 

 

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          Depuis, j'ai passé beaucoup de temps à scruter la K7 vidéo et à la "découper" en 166 plans. À partir de Google Street View, j'ai retrouvé chaque plans et j'en ai fait des captures-écran. Cela s'est avéré fastidieux et compliqué car je n'avais que quelques villes ou paysages traversés durant le voyage qu'a fait mon grand-père en 1994 mais j'ai pu refaire le voyage, séquence pas séquence, comme si je remontais le film vingt ans après avec des images qui ne m'appartenaient pas. Chaque plan de la K7 est présenté sous forme de tirage verticalement et en ligne avec à côté la vue correspondante et capturée sur Google Street View. Les 166 vues mises bout à bout représente un tirage de 25 mètres de long sur 50 cm de large. Je suis content d'avoir pu produire cette pièce mais je ne pense pas la présenter car c'est trop démonstratif et peut-être un peu éloigné de mon projet, que je souhaite plus bancal, plus à l'image de mon grand-père...

 

 

Je me suis enregistré en train de lire deux feuillets tapuscrits laissés par mon grand-père. Tout d'abord le compte-rendu de son voyage (10 pages) qui dure 20 mns 37 sec puis le compte-rendu de ses recherches généalogiques (8 pages) qui dure 16 mns 33 sec. Je pense que ce projet s'accompagnera de son diffusé,

des textes à lire, des objets à manipuler, de la vidéo... J'ai l'impression que l'oralité doit avoir une place importante. La transmission se fait par la parole et par les objets. Dans notre famille, l'affirmation que nous étions écossais n'a jamais été remise en question, c'était comme ça et c'est tout, malgré le fait que : nous n'avions jamais mis les pied en Écosse, n'avions pas de famille là-bas, parlions très mal anglais (je chante en phonétique), bref, aucunes racines, juste un fantasme alimenté par mon grand-père et un gros travail de recherche, certes important, mais qui s'est avéré tronqué. Oui, il y avait bien une ancêtre écossaise mais comme nous avions des ancêtres de la ville de Troyes ou de Saint-Étienne, certes moins exotiques. Ces recherches ont occupé le vide existentiel de mon grand-père. Il pouvait s'échapper de son mariage raté et de son second mariage tout aussi raté.

 

Je suis retourné entre temps au cimetière du Père-Lachaise dans ce fameux caveau de famille où été enterrée cette fameuse écossaise. C'est aussi dans ce caveau, retrouvé par hasard par mon grand-père dans les année 80, que celui-ci est enterré (2013) ainsi que ma mère (1999). Aucune plaque n'est là pour dire que c'est ici qu'ils reposent ni quand ils sont morts juste leurs photo. Je souhaite faire deux plaques commémoratives avec une céramiste, pour donner un nom à ces visages. Plus tard, je pense faire rapatrier le corps de ma mère dans les Pyrénées car elle se trouve dans un caveau avec une famille qui n'est pas la sienne.

 

Durant son voyage, mon grand-père avait aussi rapporté une cornemuse devenue inutilisable avec le temps. Elle faisait partie des affaires récupérées par mon père lorsque mon grand-père est mort. J'ai demandé au mois de mai à l'un de mes amis anglais, John, de la réparer, chose qu'il a faite, il lui a redonné "vie". Je compte faire une vidéo de moi essayant d'en jouer...

 

 

Le projet se poursuit. À force d'explorations, de recherches, de questionnements, d'interrogations, j'ai pu retrouver la trace des parents de Catherine Elisabeth en faisant des recherches sur internet et ainsi remonter (un peu) la branche écossaise : John Niel Campbell et Jaël Henrietta Mendez sont ses parents (mariés le 23 février 1762, ils se sont séparés en 1766. Katherine est née le 1er avril 1763) et Hugh Campbell et Elizabeth sont ses grands-parents. Il y a tellement de Campbell à travers le monde que c'est impossible de remonter plus loin... Je pense que l'ascendance royale à laquelle croyait mon grand-père n'est pas vérifiable. Mes recherches me font croire que Catherine descend (quelques générations plus haut) d'une coucherie hors mariage entre un roi et une dame t que l'enfant né ce cette union n'a pas été reconnu, d'où la difficulté à remonter plus haut, comme si on avait "gommer" cette histoire.

 

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         John a réparé la cornemuse. Je l'ai récupérée et j'en ai joué. C'est quelque chose qui vient naturellement et, grâce à mes racines écossaises, j'en joue très bien. Bon, en fait c'est l'horreur, j'ai l'impression de souffler dans le cul d'un mouton, le son qui en sort me rappelle d'ailleurs celui d'un mouton...qu'on égorge.

 

 

Grâce aux recherches internet sur notre ancêtre Catherine, j'ai pu retrouver son père (John Niel) et sa mère (Jael Henrietta). Cette dame était écrivain et en fouillant, j'ai retrouvé par Google Book, les pages d'un de ses livres. J'ai tout remis en page et j'ai fait ré-imprimer le livre à l'identique (nombre de pages, format). Edwidge de l'atelier La Comète l'a relié et j'ai imprimé le titre de la couverture au Musée de l'imprimerie à Nantes. Tout comme la cornemuse, ce livre oublié a repris vie.

 

J'ai ensuite recherché les châteaux qui, prétendument, appartiennent à notre famille, à savoir 2 en Écosse et 2 en France : le château du Pressoir (Indre), celui de Cawdor (Inverness), celui des Campbell (Inveraray) et la demeure de Montruand (Indre). J'ai décalqué leurs formes que j'ai dans un premier temps superposées puis redessiné le contour de ce qu'il reste du "château idéal", somme de ces 4 châteaux, celui que mon grand-père rêvait d'avoir... Je pense que dans un prochain temps, je vais construire une maquette de ce château fantasmé. ce château a été dessiné sur le mur de la Salle Rouge (taille 2,30 x 1,30 mètres).

 

 

Pour terminer ce temps de résidence de recherche, qui aura duré 3 semaines, j'ai demandé à une céramiste de modeler deux plaques funéraires en terre, une pour ma mère et une pour mon grand-père, afin de les poser dans le caveau du Père-Lachaise car rien n'indiquait qu'ils y étaient enterrés.

 

 

Extraits de la restitution filmée le vendredi 22 septembre 2017 - Durée: 30 minutes.

 

Quelques vues de la présentation du projet.

 

 

 

 

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Seconde année de résidence / 2018

 

 

Quelques mois sont passés depuis la restitution du 22 septembre 2017. Mon amie céramiste, Yoko, a terminé les 2 plaques funéraires pour mon grand-père et pour ma mère. Tous deux étant enterré dans le caveau de famille retrouvé par mon grand-père en 1990, je souhaite réunir ma famille paternelle et maternelle au Père-Lachaise pour poser ces plaques. Je pense envoyer un mot  mes 7 oncles et tantes, à mes 10 cousins, à mon père, à la seconde femme de mon grand-père et à sa fille. Je pense filmer ce moment de recueillement.

 

 

 Mon oncle, frère de mon père, est allé pour la première fois de sa vie en Écosse, accompagné de son épouse, voyage qu'il a fait pour ses soixante-dix ans, comme mon grand-père, son père donc, 23 ans auparavant. Le fils est retourné sur les pas de son père sur la terre de nos ancêtres. Je lui avais demandé de me rapporter de la terre du pays mais il a fait beaucoup mieux que ça. Un paquet contenait 3 cailloux, 3 coquillages, une poignée de terre, une poignée de sable et 10 plantes séchées. Cela m'a beaucoup touché car j'avais utilisé les plantes séchées dans un projet précédent, exposition qu'il avait vue, donc il a ramassé ces éléments en pensant à moi. Je ne sais pas encore quoi faire de ces choses, peut-être en faire un herbier, et mettre sable et cailloux en sachet.

 

 

 

Je vais fabriquer une boîte en bois pouvant contenir tous les objets liés à Catherine Elizabeth Campbell, sorte de "valise" regroupant en un endroit les objets fabriqués par mon grand-père, les objets de mes recherches, l'herbier,... Mon grand-père avait déjà fabriqué ce type de boîte pour un autre aïeul très connu sous Napoléon et aussi enterré au Père-Lachaise, pas très loin de la tombe de ma mère et mon grand-père (mais cela fera l'objet d'autres recherches...).

 

Je pense aussi imprimer à l'échelle 1 une photo de mon grand-père qui pourrait servir de "décor" à une lecture performée que je souhaite donner pour ce projet, peut-être en septembre devant un public.

 

 

La semaine touche à sa fin. J'en ai profité pour fabriquer une boîte contenant les plantes rapportées par mon oncle lors de son voyage en Écosse (cet été). Je les ai collées une à une dans des A4 pliés en deux, pour les protéger et fabriquer une boîte, sorte d'herbier contenant une dizaine de plantes.

 

 

 

J'ai aussi regroupé tous les documents papiers de mon grand-père, à propos des recherches généalogiques,

mêlés aux miens, dans un cahier quasiment carré de 30x30 cm, afin d'éviter la dispersion. Chaque page est accompagnée de légende expliquant le papier ou la photographie collée à cette page.

 

 

Les éléments que j'ai produits, ainsi que les objets ayant appartenu à mon grand-père (K7 vidéos de son voyage en Écosse, arbres généalogiques, livre expliquant ses recherches, tartan, peau de cuir de sa cornemuse,etc...) seront regroupés dans une grande boîte qu'il me reste à fabriquer, en bois, avec poignets et couvercle. J'ai fait un gabarit en carton pour me rendre compte de sa grandeur et en avoir les côtes,

soit 45x32x24 cm avec un couvercle. Ce contenant reprendra quelques caractéristiques de la boîte fabriquée par mon grand-père dont la photo se trouve un peu plus haut.

 

 

Sir John Campbell, 3rd of Calder était marié à Mary Keith of Marischal. Leur ascendance et leur descendance sont donc royales. D'après ce que j'ai pu trouver (mais qui reste invérifiable), cet homme a eu une relation hors mariage la femme étant Nomen nescio soit une personne anonyme ou non définie) et c'est de cette descendance que viendrait notre ancêtre Catherine Elizabeth Campbell of Calder. Cela, encore une fois, est très difficile à vérifier car, bien sûr, il y a internet mais les arbres généalogiques d'un site à l'autre sont très différents et il y a des Campbell partout dans le monde...

 

Je me suis essayé au chant, le temps étant à la pluie, ce n'était pas grave. Le Canntaireachd est une méthode ancestrale qui servait à transmettre oralement, par une combinaison de syllabes vocales, des morceaux de cornemuses. Je m'y suis essayé en reprenant le morceau Maol Donn (MacCrimmon’s Sweetheart) suivant cette méthode, dont les vocalises ont été accompagnés de gestes mnémotechniques

par Barnaby Brown.

 

 

J'ai aussi préparé le mail que j'enverrai à ma famille (paternelle et maternelle) pour la petite cérémonie au Père-Lachaise où nous poserons les plaques funéraires. J'espère que la lettre et la cérémonie vont pouvoir apaiser et clarifier les choses. Je vous raconterai la suite début avril, lors de mon retour ici, dans la Salle

Rouge...

 

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Je reviens à Lolab pour cette 6ème semaine de résidence. Un secret de famille m'a été révélé par erreur en avril dernier. Ayant souffert de choses que l'on m'a caché concernant le décès de ma mère, les non-dits, etc...

j'ai décidé de redonner ce secret à qui de droit, en janvier dernier, lors de mon temps de résidence. Ma famille m'est tombé dessus car ils avaient prêtés serment de ne jamais le dire, mais à remuer la terre, on ne sais jamais sur quoi l'on va tomber. Depuis, cela s'est apaisé. Un grand calme s'est installé. Ce trésors que nous cherchons, ce sont nos morts. J'en ai fait ma devise : "Nos morts sont nos trésors". Cette devise est inscrite dans la boite que je viens de terminer et qui contiendra tous les objets ayant appartenu à mon grand-père, mêlés aux miens. Bien que la boite contient bien des défauts, j'ai mis du cœur à fabriquer ce réceptacle, assembler la boite, la poncer, la peindre, écrire la sentence, dessiner le "château idéal", la vernir, laisser sécher,... Et y rassembler les objets qui ont été éparpillé à droite et à gauche. C'est une sorte d'hommage à mon grand-père. J'ai besoin maintenant de laisser passer un peu de temps, laisser reposer. Je vais sans doute rassembler toutes ces notes de recherches dans un carnet regroupant les papiers liées à cette descendance écossaise, mêlées aux notes de mon grand-père.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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